jeudi 7 août 2025

D'heure en heure

8h, heure de Paris
Je rêve qu’un camion recule avec le bipbip caractéristique quand bord de mer sur ma tablette se manifeste. Je suis mêlée dans mes sons, mais je comprends que ma dernière nuit en France est terminée.

8h45, heure de Paris
Je descends déjeuner. C’est un peu déprimant.
Pas moyen de faire cuire un œuf. Pour avoir un œuf à la coque, ça dit de laisser l’œuf dans l’eau pendant trois minutes. Vous dire que c’était dégueulasse après trois minutes… Zéro blanc de pogné. Mais comme j’ai évidemment enlevé de la coquille, je ne peux rien faire avec ce ramassis de liquide et de mou même pas chaud. J’ai mangé deux croissants. Même le yogourt goûtait le yabe. Le déjeuner m’a toujours un peu ennuyé, mais les déjeuners d’IBIS, c’est plate.
À côté de moi, une petite famille (dont la gamine crie sa vie) va laisser sa table dans un état. OK, l’enfant est à boutte (à 9h), mais c’est pas une raison pour manquer de respect à ce point aux gens autour. Des Français, si vous aviez envie de poser la question.

9h30, heure de Paris
À la chambre, je finis de repaqueter ma valise et je regarde passer les avions qui atterrissent. Je pourrais rester le nez dans le châssis toute la journée.

10h30, heure de Paris
Un petit tour de VAL et j’arrive au terminal 2. Marcher jusqu’à l’allée 9 du 2-E est le parcours du combattant ce matin. Je sens que je vais avoir besoin de toute ma patience. CDG est immense et joue un peu avec mes nerres. Il faudrait que je vois comment aller en France autrement qu’en passant par Paris.

J’ai acheté en ligne, tout à l’heure, une deuxième valise en soute (beaucoup de souvenirs, je vous l’ai déjà dit). Il n’y a qu’une étiquette qui sort de la machine. J’ai donc besoin de l’aide d’un préposé… qui va gentiment (mais un peu à boutte) m’aider, après s’être fait engueuler par une riche madame qui ne voulait pas mettre en soute sa valise trop grosse pour la cabine: «C’est une valise qui m’a coûté 4000 euros et vous croyez que je vais la mettre en soute?» Bon, c’est vrai que c’était écrit Christian Dior sur sa valise, mais come on. Achète-toi pas une grosse valise si tu veux pas la mettre en soute! Elle avait tout ce que j’haïs du monde riche qui se croit tout permis: des lunettes avec des diamants tout le tour (vrais ou faux, aucune idée), sa valise Dior, des zongues à n’en plus finir, un ton salement condescendant pour le préposé (avec le pitch trop haut des Françaises). Son argument ultime pour ne pas se séparer de sa valise? «J’ai mon démaquillant et mon sac à maquillage dans ma valise. Il ne faut pas que ça gèle dans la soute.» C’est à ce moment que le préposé m’a regardé d’un air salement découragé de l’espèce humaine. Je me disais qu’il devait en avoir vu d’autres, quand même.

Je trouve qu’il y a beaucoup de monde entassé dans la section 9. Question de mettre la patience de tout le monde à l’épreuve, le titapis qui emporte les bagages est coincé. C’est ce qui chie pour l’instant et retient tout le monde. Vu ma canne, on m’envoie au bureau d’aide à la mobilité. Vraiment pas certaine que c’est allé plus vite.

Pfff.
Valise 1: 19,7 kg (sur 23)
Valise 2: 22,5 kg (toujours sur les 23 permis)
Pourquoi est-ce que je m’énervais?
J’avais fait une pesée très approximative avec le pèse-personne à Pornic. À cause de cette pesée, je m’étais acheté un petit sac au Carrefour de Nantes, en revenant de chez Typhaine et Patrick. Un genre de baise-en-ville qui pourra me resservir. Pas fâchée, quand même: j’y ai mis des trucs plus fragiles et un peu pésant que je traine avec moi en cabine.

Premier contrôle: la police me fait sortir de l’espace Schengen avec un grand sourire.

Petit train vers les portes M du terminal 2-E. Faut vraiment savoir son alphabet. Misère qu’y’a du monde pis que c’est loin. J’en finis pu de marcher. J’ai l’impression de me rendre au Bangladesh.

Deuxième contrôle: on sort la tablette, l’ordinateur, les bouteilles de liquide sur un autre titapis long de même. Juste pour mon stock, j’ai besoin de 5 bacs de plastique. Stock à remettre dans le sac à dos de l’autre bord de la sécurité. C’est là où je trouve qu’il manque de place, surtout quand les préposés nous intiment d’aller vite.

C’est pour tout ça que trois heures de lousse avant le vol, c’est nécessaire pour survivre à CDG.

12h53, heure de Paris
J’ai changé de place dans l’avion. Il y a deux ou trois semaines, j’avais demandé (en ligne) à changer de siège pour un siège près de la rangée, mais ça n’avait pas été enregistré. Je sais évidemment pas pourquoi. Faque ça fait que là, je suis dans le fond proche du hublot, c’est quand même beau mais c’est tassé. Je propose à un petit garçon qui du bord de l’allée de changer de place (sa mère va rester entre nous). Je suis fine, hein? En tout cas, le p’tit gars (genre 8 ans) arrête pas de me remercier pour lui avoir laissé le hublot. Je lui fais des grands sourires, mais je ne lui dirai pas que ça m’arrange! Je vais garder mon aura de Sainte!

14h38, heure de Paris
13h38, heure d’Angleterre
On survole la pointe sud-ouest de l’Angleterre, à 36 000 pieds, après 40 minutes de vol. On va à 753 km/h. Ça, c’est un bon vent de face. Jusqu’à présent, on a eu droit à une tite lingette pour se laver les mains.

15h13, heure de Paris
14h13, heure d’Angleterre (on est au-dessus de l’Irlande; c’est la même heure)
T’sais, quand le pilote allume la lumière des ceintures alors que ça brasse pas pantoute, c’est qu’on est en droit de s’attendre à de la turbulence, non? Ben, pas vraiment. Une tite prudence?

Que pensez-vous qu’on a pour diner? Bingo! Du poulet en carton!

18h34, heure de Paris
14h34, quelque part au-dessus de l’Atlantique, mettons en ligne droite avec le Groenland
Il reste 2h16 de vol sur les 7 annoncées. On vole à 924 km/h (le vent de face est moins fort!), à 37 000 pieds. On a pogné deux bonnes zones de turbulences (chantez: «vous traversez, en ce moment, une zone de turbulences…») pas annoncées par le pilote. C’est quand ça s’est mis à brasser qu’il a allumé la lumière des ceintures.

J’ai passé les trois dernières heures à regarder un film pas de son. Je sais, c’est weird. Mais pas tant. J’ai revu, pour la 354 268e fois, The Sound of music. C’est pour dire à quel point rien ne m’intéressait dans ma tite TV. J’ai mis les sous-titres seulement. Je connais tellement le film que je savais évidemment tout ce qui allait se passer. Mais de m’obliger à lire le script a fait que j’ai pris conscience de certaines paroles pas toujours comprises quand je regarde négligemment le film sur la télé, dans ma cuisine. Exercice d’anglais fort intéressant.

19h16, heure de Paris
14h46, heure de Terre-Neuve qu’on survole
Bon, on s’est pas arrêté pour gazer à Gander. C’est déjà une bonne nouvelle. Je me suis levée, je suis allée à la toilette, ça m’a fait passer 5 minutes. On est supposé arriver dans 1h30, on vole à 950 km/h, à 37 000 pieds et il reste 1220 km à faire. Je commence à avoir les fesses plates et mal au coccyx.

19h45, heure de Paris
13h45, heure de la Gaspésie
Le pilote a mis les gaz pour monter de 1000 pieds. On a entendu les moteurs forcer.  On est à 38 000 pieds au-dessus de chez Michèle et Daniel. Je ne penserais pas qu’ils m’aient vu passer. Mais on va moins vite: 885 km/h. Chus tannée.

20h25, heure de Paris
14h25, heure de Québec
Le pilote vient d’annoncer aux PNC (de quesse?) le début de la descente. Il nous reste 25 minutes pour descendre de 38 000 pieds. Go, pilote, go!

20h33, heure de Paris
14h33, heure du Québec
C’est fou, quand même: 18 minutes pour faire Victoriaville > Dorval! C’est qu’on commence à descendre. Le pilote l’a annoncé aux PNC. Faudrait vraiment que je regarde ce que ça veut dire.

19h, heure de Montréal
(On se fout pas mal de l’heure de Paris)
Je suis lessivée, je rentre à la maison, le troutecu en t’sours du bras, il y a un plaisir fou quand même à rentrer à la maison, mais une certaine tristesse à me dire que, ben, les vacances sont finies. J’ai vidé mes valises, je me suis callé une pidze (y’a rien dans mon fridge), je pense que je me coucherai pas tard.

21h, heure de Montréal (et mine de rien, 3h heure de Paris…)
J’ai fini de vider mes valises et le lavage va attendre à demain. Tout comme le replaçage de l’apparte à la suite de la venue des Français qui ont vraiment tripé sur leurs vacances à Montréal. Y’avait un ti-mot sur la table pour longuement me remercier! Et oui, ne vous inquiétez pas: tout était en ordre chez moi!

Ah oui: PNC? Personnel navigant commercial, selon l’aviation française. Des waitrisses de l’air, quoi.

Avec Summer Macintosh qui nage et Victoria MBoko qui tennisse, je trouve que les femmes sportives valent leur pesant d'or! 😁

mercredi 6 août 2025

Sorties dans le monde

Ce matin, je me sentais presque encore en vacances: déjeuner à l’hôtel avec tout plein de temps. Sauf que la salle de déjeuner était très bruyante, moi qui file plutôt tranquille le matin. J’ai été étonnée du nombre de personnes qui n’ont pas rapporté leur plateau dans les échelles qui servent justement à ça. Non seulement ça oblige les employés à vider vos cochonneries, mais tant qu’ils ne le font pas (parce qu’ils ont autre chose à faire), ça empêche des gens de venir s’installer pour manger. Sachez vivre, simmonac.

Je me suis rendue à la gare de Nantes bien d’avance. J’ai eu le temps d’aller m’acheter un sannouitche pis de le manger! C’était cool d’attendre le train, quand même.

À 13h40, la voie est affichée, je souhaite prendre l’ascenseur pour descendre sur la voie 3 et un type de la SNCF me dit que mes valises sont trop grosses pour le train:
- Je vais prendre l’avion, monsieur!
- Je ne vous dis que le règlement, madame. Mais je ne vais pas vous empêcher de prendre le train!
C’est quoi ce règlement gnaiseux-là? J’ai deux valises conformes pour l’avion mais pas pour le train qui va, entre autres, à la réoport? J’ai installé mes deux valises dans la partie basse du train (y’a des maudites limites à me faire mourir à les monter en haut) et je suis allée m’installer en haut, justement. Voiture 2, place 124.

Comme je voyage en première classe, j’ai un peu plus d’espace… Le bonheur, c’est aussi d’être face à la marche du train (trois heures à me faire tirer, ça m’aurait gossé). Mais il y a franchement désagréable: le type à côté de moi est un fumeur!!! Il pue le câlisse. Le jeune évaché en avant de moi renifle comme si les chutes Niagara allaient lui couler du nez. Ça va être long, trois heures, que je me disais. Surtout que je ne suis pas au bord de la fenêtre pour voir passer les arbres, les vaches et autres prairies. Le renifleux pis l’autre jeune à côté de lui (mettons 30 ans) se mettent les pieds sur le chiège en avant d’eux. Il a fallu le passage de l’employé de la SNCF pour leur dire d’enlever leurs pieds sur les chièges. Sachez vivre, simmonac.

J’ai lu quelques vieux articles de Foglia que La Presse republie. Macho, le mort. Mais ses réflexions sont encore (malheureusement, souvent) bien d’actualité. J’ai sommeillé un peu. J’ai documenté mon trajet de train. C'est une conspiration: mon train a Strasbourg comme fin de voyage... 

Le puant à côté de moi m’autorise à lui donner un coup de coude s’il ronfle! On a un peu jasé: c’est un journaliste et il habite en Nouvelle-Calédonie, là où il retourne. Méchante ride!
À la gare de Massy TGV, mon voisin a profité des 3 minutes d’arrêt pour aller fumer. Il puait encore plus à son retour… Pour le laisser sortir, je me suis levée puis assise sur le chiège seul, de l’autre côté de l’allée. Faque, maginez, il puait jusque de l’autre côté de l’allée. J’ai du mal à penser embrasser un gars qui fume… Pis je me demande comment il va survivre à ses déplacements jusqu’en Nouvelle-Calédonie. Y’a 24 heures de vol, escales non comprises.

On a vraiment fait
le tour de Paris
par en bas...

... à 264 km/heure.

Ne reculant devant rien, petit tour de RER pour aller à Paris aussitôt arrivée à l’hôtel IBIS de la réoport. En ville, je veux dire. C’est que Roxane, la fille de mon cousin Jacques, vient de débarquer à Paris avec Charles, son chum. On a décidé que ça serait le fonne de souper ensemble, alors qu’ils sont morts de décalage horaire (ils sont arrivés ce matin) et que je viens d’arriver à l’hôtel IBIS de l’aéroport. D’où mon petit tour de RER-B.

 

Comme je n’ai pas tant de temps, on s’est donné rendez-vous à la fontaine des Innocents, à côté de l’immmmmmense station de métro-RER Chatelet-les-Halles pour m’éviter d’avoir à me trimballer dans le métro. Une fille apprend à être stratégique. 


Faque on s’est pogné un resto italien, drette là, sur la place. C’était vraiment chouette de les retrouver! J’aime toujours ces petits moments volés au temps, ou aux règles, surtout s’ils me permettent d’utiliser ma carte des transports parisiens que j’ai dans mon téléphone et qui me donne l’air d’une locale, ou à défaut, d’une intégrée.

Charles, Roxane et Julie
Pis ça, c'est une salade pas césar pantoute en entrée...

Quand j’étais en Bretagne, je me disais que ça pourrait être chouette de faire un échange en Bretagne. Pis là, à Paris, je me dis que c’est chouette, Paris. Pis Roxane et Charles qui vont aller passer quelques jours à Londres avant de revenir à Paris et je me dis que c’est chouette itou, Londres. Je n’ai pas assez d’une vie et d’un compte de caisse populaire pour tout faire!

mardi 5 août 2025

Quelques observations disparates

Quelques observations éparpillées des dernières semaines.

Diner à Brissac

Je dois diner avant ma visite du château. Pour trois raisons: 1) Il est 12h30; 2) si j’attends après ma visite, tout sera fermé au village (même en ville, les restos sont fermés après 14h) et 3) J’ai un peu faim. Je me suis ramassée sur la terrasse où le tout-Brissac s’est donné rendez-vous pour diner, en ce dimanche midi. Ils en sont encore tous à l’apéro. Je commande le plat du jour: jambon grillé et gratin de courgettes. Les courgettes sont infectes: beaucoup (mais beaucoup!) trop amères pour être comestibles. Je mange le jambon. «Vous n’avez pas aimé le gratin?» que me demande le patron en venant me desservir. «Trop amères pour moi…» Il revient me voir quelques instants plus tard: «Vous aviez raison, c’est infect. Ce n’est pas encore la saison des courgettes. Vous auriez dû le dire avant, on vous aurait donné des frites! Alors, je vous offre le café.» J’ai quand même eu un restant d’amertume dans la bouche tout l’après-midi.

Collation au McDo

Ah tiens, un McDo sur ma route entre Brissac et Nantes. Ça fera un fond. Je sors même manger dans le resto pour me changer les idées et me désaplatir les fesses un peu. Il faut commander à une borne: mcnuggets (on n’appelle pas ça des croquettes ici, les croquettes, c’est pour les chiens et les chats) avec la sauce curry… (c’est pour cette sauce que je viens chez McDo) et tiens, une poutine? McDo fait la promotion des régions du monde. Allons-y: ajoutons la poutine. En tout cas, si c’est avec ça qu’ils pensent faire augmenter le tourisme culinaire au Québec, ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude, les gens du marketing chez McDo. Frites de McDo (je m’attendais à ça), fromage coupé en cubes et sauce BBQ sucrée mise sur les frites avant le fromage. Infect. Et un Coke diète (oups! Un coca light!) alors que j’avais commandé un Coke pas diète (j’haïs le diète). Bon, fini le McDo. Malgré la sauce au curry.

 

Hôtel IBIS à Nantes (1)

Je ne sais plus ça fait combien d’années que je n’ai pas couché dans un lit simple. D’ailleurs, j’entends la toune de Lisa LeBlanc en boucle dans ma tête: «à matin mon lit simpe fait sûr de m’rappeler que j’dors dans un lit simpe…»

Oui, il y a deux lits dans la chambre que je vais partager avec Sylvie, mais deux lits simples, simmonac. J’ai carrément pas la corpulence pour coucher dans un lit simple! Pis en plus, le matelas est complètement défoncé: trou où on met les fesses (je sens les ressorts), pis un angle vers l’extérieur qu’on dirait que je vais tomber par terre. Je m’en suis plaint en sortant pour aller chercher Sylvie à la réoport. On nous a changé de chambre: on a toujours deux lits simpes, mais juste un peu moins simpes: c’est comme si on avait un lit queen séparé en deux au lieu d’un lit double séparé en deux. Ça va aller mieux.

Les seins lousses

La mode, c’est connu, est un éternel recommencement. Sauf que les totons lousses, c’était vraiment pas nécessaire. J’ai vu une quantité effarante de femmes sans soutien-gorge. De tous les âges et de tous les formats.

Celles qui ont rien. Au moins, ça tient tout seul. Sauf qu’on voit les mamelons à travers les vêtements et il me semble que le frottement du chandail sur les mamelons me tomberait royalement sur les nerres.

Celles qui en ont un peu. Ça a l’air de tenir, surtout si elles ont payé pour. Relisez le paragraphe précédent sur les mamelons.

Celles qui en ont Beaucoup. Je sais. Relisez les mamelons, mais en plus, ça grouille de partout, ça part dans tous les sens moindrement que la femme marche… Ça doit tellement être désagréable.

Et peu importe le format, si elles portent un soutien-gorge, il dépasse de partout. Les bretelles, le derrière avec l’attache, tout. Fini le temps où le soutien-gorge servait à tenir la gorge.

Je dois vieillir, misère.

Pierre Foglia

Même si ça faisait dix ans qu’on ne l’avait plus lu, je suis triste du décès de Foglia. Un regard juste et souvent acerbe sur nos sociétés, les chats, sa fiancée et l’éducation. Je me sers encore de «Enfants moules» et «Starbuck» dans mes cours. À la chroniqueuse Chantal Guy qui voulait savoir un titre proposé par Foglia qui nous avait marqué, j’ai écrit. Et je suis dans La Presse + grâce à Michel Folco et l’extraordinaire Dieu et nous seuls pouvons.

Hotel IBIS à Vannes

J’ai passé la journée en ville. J’ai longtemps hésité : je rentre à l’hôtel pour souper (il y avait un resto d’annoncé) ou je reste en ville? Je décide de rentrer. Ben bazwell, le souper, c’est juste du manger en canne réchauffée au microondes. Ça a beau être du risotto ou du poulet, ça demeure une canne chauffée au microondes. J’ai vu ça quelques fois. Ils appellent ça des «en-cas».

Au Flunch

Comme je n’avais pas envie de bouffe en canne au IBIS de Vannes, je suis allée au Flunch. Vous vous rappelez mon affection pour ce resto familial sans âme? Sinon, l’explication est ici. J’ai, encore une fois, mangé une cuisse de poulet avec des patates pilées. En face de moi, une famille de 4: une mère (35 ans) qui parle sans arrêt, mais je vous jure : sans arrêt. En face, son mari, le père des deux jeunes garçons (4 et 7 ans). Un moment donné, le plus jeune s’est mal assis sur sa chaise (ce n’était vraiment pas confortable pour un tipitte de 4 ans), il a fait tomber un bout de ce qu’il avait sur sa fourchette, le père s’est fâché et l’a frappé : de ses deux mains, il a frappé la tête de l’enfant, la main gauche donnant une tape sur la tempe gauche et la main droite, sur la tempe droite, comme s’il avait pris la tête de l’enfant dans un étau. J’étais scandalisée. Pendant ce temps, la belle-sœur parle au téléphone et le beau-frère va se servir dans le plat de patates pilées et il en revient avec une montagne…

Fermeture de gare

La gare de Vannes ferme à 21h30 après le dernier train. Moi qui me cherchais une machine pour m’acheter une Orangina pour boire à ma chambre, je vais devoir me rabattre sur le stock du bar de l’hôtel (ils ont de l’Orangina, c’est juste plus cher).

Hôtel IBIS à Nantes (2)

Deuxième hôtel IBIS à Nantes, celui-là en face de la gare. Mettons que ça ne ressemble pas à celui où j’ai créché avec Sylvie, à côté de la Place Royale.

J'ai une vue sur la gare de mon balcon...

Ah oui: je pourrais aussi vous dire que j’ai quitté Pornic cet après-midi. Ouan. J’ai passé l’avant-midi à faire mes valises (bazwell que j’ai du stock pesant!) et l’après-midi à faire le ménage. Je suis partie un peu passée 15h, en disant merci à cette chouette petite maison qui m’a accueilli (et Sylvie aussi) pendant mes vacances d’été.

Je suis allée porter la voiture chez Typhaine et Patrick et, comme prévu, on a jasé de nos séjours respectifs, eux qui sont rentrés hier de Montréal qu’ils ont adoré. Ils ont juste envie de revenir… comme moi, j’ai envie de revenir ici.

Demain? Train jusqu’à Paris.


D'heure en heure

8h, heure de Paris Je rêve qu’un camion recule avec le bipbip caractéristique quand bord de mer sur ma tablette se manifeste. Je suis mêlé...