lundi 28 juillet 2025

Autour d'une poche

Quand je suis allée en Normandie, en 2019, j’avais fait pas mal de visites autour du Débarquement. J’en avais appris un peu sur la poche de Falaise: deux mois après le Débarquement sur les plages normandes, les gens de la place s’étaient battus contre les Allemands qui résistaient à tout pendant deux semaines, en aout. Une fois la ville à peu près détruite, les Français avaient remporté la bataille décisive et les alliés avaient pu poursuivre leur avancée vers Paris. Je connaissais donc la notion de «poche»: une zone fermée sur elle-même où les ennemis (ici, les Allemands) doivent tenir coute que coute pour éviter que la région ne  «retombe» aux mains des habitants.

La poche de Saint-Nazaire, elle, n’était pas seulement la ville de Saint-Nazaire, c’était la grande région de l’estuaire de la Loire (plus de 1500 km2), stratégiquement placée, notamment avec la base sous-marine de Saint-Nazaire. Pornic, à 20 km au sud, en faisait partie. Comme les alliés étaient débarqués en Normandie en juin 1944 et que la Normandie (et ses villes) est libérée pendant l’été, les Allemands pognent la chienne et se replient sur Saint-Nazaire et Royan (une ville un peu plus au sud, dans l’estuaire de la Gironde – ce qui empêcherait les alliés d’entrer dans la Gironde et d’atteindre Bordeaux, là où il y a aussi une base sous-marine). Ils ont ordre de se battre jusqu’à la fin… D’autant plus qu’Hitler est convaincu qu’après le Débarquement de Normandie, il y aura d’autres débarquements sur la côte ouest de la France. 

Cette poche va durer… 9 mois, d’aout 1944 au 11 mai 1945. Près de 30 000 soldats allemands seront regroupés dans la poche de Saint-Nazaire et plus de 130 000 habitants sont prisonniers à l’intérieur de la poche, vivant des privations importantes de nourriture, d’électricité, d’eau potable… de tout. La Croix-Rouge réussira à organiser quelques convois d’évacuation, comme elle va s’occuper de soigner les blessés et d’enterrer les morts. Beaucoup de personnes resteront sur place, notamment pour s’occuper des terres et du bétail (qui permet de nourrir – un peu – les Français et les soldats allemands).

L’Allemagne se rend le 8 mai 1945, mais la poche va durer trois jours de plus, jusqu’au 11. L’armistice de la région sera signé… sur cette table! C’est une reconstitution de la signature, au blockhaus de Batz-sur-mer.

Parce que, pour en savoir un peu plus, j’ai eu envie d’aller voir le blockhaus de Saint-Nazaire, à Batz-sur-mer, en banlieue éloignée de Saint-Nazaire, qui héberge le musée de la Poche. Évidemment, toute cette section de la France, dans l’estuaire de la Loire, faisait partie de ce que les Allemands ont appelé le «Mur de l’Atlantique», qui partait du sud du pays jusqu’au nord de la Norvège (j’avais vu des blockhaus au Danemark, rappelez-vous). Le musée reconstitué à l’intérieur du blockhaus fait état des faits et gestes de l’armée française pour vaincre les Allemands et l’histoire de la poche de Saint-Nazaire.


Ils avaient une pas pire vue sur le large...


Bon. Mettons de côté cette poche. Parce que je suis en Bretagne, je me suis gavée d’une crêpe œuf-jambon-fromage (une complète!) avec un bol de cidre ce midi, avant ma visite. Avec une vue de même, je mangerais des crêpes pour le restant de mes jours.



Mais en revenant, je suis passée par La Baule et Pornichet, deux stations balnéaires bien connues sur l’océan, au nord de la Loire. Que nenni. La mer est belle, mais c'est plein de cages à poules le long de la rue qui longe l'océan. Je trouve mon Pornic un peu touristique, mais ça n’a rien à voir avec La Baule. Point pantoute.



dimanche 27 juillet 2025

Un peu de Pornic

Un peu de ma petite ville d’adoption, en ce dimanche frais et gris. Ça tombe bien, cette température ordinaire parce que le dimanche, tout est à peu près fermé…

Je suis allée à la plage Noëveillard, une des plages du village où il est possible de se baigner. Vous pouvez ben vous imaginer qu’à 21 degrés, je suis restée les pieds dans le sable, même si, sait-on jamais, j’avais mis mon costume de bain sous mes vêtements. C’était une précaution inutile vu la fraicheur. Y’a ben juste les enfants pour faire fi de la température de l’eau!

Je n’ai quand même pas résisté à me mettre les pieds à l’eau, quand même.


Je n’ai pas résisté à mettre un peu de sable dans un tisac Ziploc.

Je n’ai pas résisté non plus à m’installer au resto de la plage et à me commander une assiette de charcuteries avec un tiverre de vin. Je trouvais que ça finissait tellement bien l’après-midi…

J'étais fascinée par le petit rouleau de beurre enveloppé...

À côté de la plage, une partie du port où sont ancrés quelques voiliers… On dirait une forêt. J’étais comme hypnotisée, tout en me disant qu’il y avait plusieurs millions d’euros (et encore plus de dollars, compte tenu de l’affreux taux de change!) qui flottaient dans le port.

Pas très loin de chez moi, le tumulus des Mousseaux. Il est vrai qu’on est en Bretagne… alors, il est normal, je suppose, qu’on trouve, ici et là, des patentes liées aux Gaulois. Un tumulus, c’est un genre de dolmen, un mégalithe, une structure qui, dans ce cas-ci, ressemble à un monument funéraire. Il semble que le soleil passe entre les pierres à des moments précis de l’année, comme au solstice d’hiver. L’ensemble a plus de 5000 ans et est classé monument historique.


Ce qui me fascine, c’est que c’est là, là, au coin d’une rue. Pis tout le monde peut grimper dessus, même s’il y a une pancarte qui dit de ne pas le faire. Semble-t-il qu’il y ait pas loin d’une dizaine de tumulus, de dolmen et de menhirs à Pornic. C’est juste que le tumulus des Mousseaux est à deux coins de rues de chez moi.

J’habite dans Pornic-Ouest. À cause de la fermeture du pont au centre-ville, je ne pense pas à aller de l’autre côté, dans Pornic-Est. Faudra bien que je me décide.

samedi 26 juillet 2025

Tâches quotidiennes

En voyage, il y a de ces journées, comme ça, qui sont nécessaires. C’est ben le fonne d’aller sévir sur les routes de France, mais des fois, faut rester tranquille pour s’en remettre. C’était ça, aujourd’hui.

Je suis rentrée à Pornic hier soir, il était pas loin de 22h, le troutcu un peu en t’sours du bras. Faque après vous avoir raconté Pierre Loti, je suis aller me sacrer à l’horizontale, un peu à boutte de toutte. Parce que, mine de rien, les trois jours dans la région bordelaise ont été bien remplies, des marches dans Bordeaux, les rencontres avec les amis, la visite de la maison du fêlé Pierre Loti à Rochefort et petit tour de train, hier après-midi, jusqu’à La Rochelle (en partant de Rochefort) pour aller manger une crème glacée chez Ernest et faire encore chier mes amis. Et ça marche!  C’est (entre autres) pour ça que je suis revenue tard, mettons.

Faque ce matin, je n’avais pas mis mon téléphone à sonner. Je me lèverai ben un moment donné, que je m’étais dit. Ce moment donné-là, ça a été à 9h40.

Liste des tâches bassement quotidiennes effectuées en ce samedi, donc:

  1. Première brassée de lavage: les capris, les ticheurtes. Comme il fait un joli soleil, ça va chesser.
  2. Deuxième brassée de lavage: les bobettes, le pidge. Encore étendus dehors parce qu’il fait encore soleil.
  3. Déjeuner. Le jambon a un petit gout de passé date (ça fait deux semaines qu’il est dans le fridge), le pain acheté hier est sucré (ça s’appelle une gâche). Avec des confitures, ça fite. Mais pas avec des œufs.
  4. Café. 
  5. Re-café. 
  6. Lecture de La Presse.
  7. Troisième brassée de lavage: les draps du lit de Sylvie. Il est normal de faire le ménage d’une maison quand on se prépare à la quitter. Ne vous inquiétez pas, il me reste encore 11 jours à Pornic, mais autant prendre un peu d’avance. Les draps sont sur la corde, sur le côté de la maison. Il n’y fait plus soleil, mais le vent va faire la job. C’est pas épais, des draps.
  8. J’organise les prochains jours. Il y a des affaires que je veux voir, il ne faut pas que j’oublie que le dimanche, tous les magasins sont fermés… même le IKEA!
  9. Diner. Tomates, mozzarella. Je mangerais ça tout l’été.
  10. Je rentre le linge chesse. Les capris restent encore dehors, tout comme les draps.
  11. Il est 15h. Je me décide à partir pour aller à la faïencerie (j’ai commandé des trucs la semaine dernière et je dois aller les chercher). J’achète un souvenir à mon frère. Je suis quand même fascinée de la façon dont les commandes particulières se font. Sylvie et moi, on était allées le jeudi 17. Dans un grand cahier à spirale, mon nom était écrit à la main sur la page du jeudi 17, avec ma commande. Alors, quand j’ai présenté ma facture, la fille à la caisse a regardé la date dessus, elle a tourné tout plein de pages à rebours du cahier à spirale jusqu’au 17, elle va vu que quelques lignes n’étaient pas barrées et a bien vu que c’était ma commande que je n’étais pas encore venue chercher. Elle a barré mon nom, est allée chercher ma commande et me l’a donné. Je suis étonnée qu’il n’y ait pas d’erreur, avec un système ancien de même!
  12. Après la faïencerie, cap sur l’épicerie. J’ai une dizaine de trucs à acheter pour passer la semaine. Comme je ne devrais plus découcher d’ici la fin du séjour, ça veut dire que je vais souper ici (et déjeuner ici) tous les jours. J’ai fait quelques achats de bouffe. C’est hautement culturel, l’épicerie. Je ne suis plus étonnée de la grandeur des Carrefour, Auchan et Leclerc en France: il y a de tout! Mais comme Pornic est au bord de la mer, l’épicerie Leclerc ne vend pas de poissons (le Super-U non plus). Il faut aller à la poissonnerie, dehors, dans l’entrée du magasin. Pis je veux ben croire qu’on est sur le bord de la mer, mais c’est quasiment gênant qu’une portion de saumon, une dizaine d’immenses crevettes, un citron et un sac de sauce hollandais m’aient couté… 10 piasses. Oui: 6 euros. Je capote un peu.
  13. Je reviens à la maison. Le linge est toute chesse, alors je plie. Et je vais me faire mourir dans la chambre de Sylvie (en fait, la chambre de Sacha, le fils de Typhaine et Patrick) pour refaire le lit. Il n’y a pas beaucoup de place (le lit est même collé sur le mur) et je sacre comme une Beauceronne à remettre la couette dans la housse de couette. J’ai chaud, chus toutrempe malgré la fenêtre ouverte et l’air qui circule. Je finis par finir. Ouf. Je mérite une Orangina.
  14. Je décide d’attaquer, de façon provisoire, la liste des souvenirs que j’ai commencé à rapailler, en regardant le début du Tour de France des Femmes à la tivi. Je note ce que j’ai déjà acheté et pour qui, pour constater ce qui me manque encore. Pour l’instant, ça tient la route mon affaire. Et je suis bien contente d’avoir paqueté ma poche de hockey vide dans ma valise, en prévision de mon retour! Non, non. Ne riez pas. C’est sérieux.
  15. Souper. J’ai mangé, comme prévu, mon pavé de saumon, avec des haricots et de la sauce hollandaise. C’était vraiment très bon… et salement moins cher que si je l’avais mangé au resto! Ajoutez un petit verre de vin blanc (un chenin de la région), un bout de baguette avec du fromage et un pouding au chocolat. Bon, j’ai acheté des pêches qui avaient l’air mures: elles sont molles, oui, mais elles goutent rien. Les abricots, eux, sont durs mais goutent quelque chose. Je m’ennuie un peu du sud de la France, quand même.
  16. En faisant la vaisselle, j’ai découvert un genre de lampe au-dessus du lavabo. Je trouve qu’il manque globalement de lumière dans la maison. Mais là, la lumière au plafond (et dans mon dos) pour laver la vaisselle, c’était vraiment chiant. Je me suis étiré le cou… et qu’est-ce que j’ai vu? Ouan.

Il est 22h30 quand je termine ce billet. Mais je ne vais toujours ben pas aller me coucher! Je pense que je vais attaquer le roman de Pierre Loti. On sait jamais… mais en attendant, je vous donne à lire l'étiquette de la bouteille de jus d'oranges.



vendredi 25 juillet 2025

Un nesti de fêlé!

Ouan. Un nesti de fêlé.

Né Julien Viaud. Mort Pierre Loti. Tout un personnage.

En mai 2024, quand j’étais venue à Rochefort pour y donner une formation, on m’avait parlé de l’enfant chéri de la ville, mais sa maison était en refurbichement depuis 12 ans. Ce n’est qu’en juin 2025 que la Maison Pierre-Loti a rouvert ses portes, après 13 ans de travaux, d’abord pour solidifier les fondations, puis pour travailler à remettre la maison en l’état de 1923, la dernière «connue» de Pierre Loti, mort cette année-là. Si la ville a acheté la maison en 1969 de Samuel Viaud (le fils de Julien Viaud – Pierre Loti). Quand la ville comprend, en 2012, que la maison va s’effondrer, on doit solidifier… mais la ville n’a pas d’argent pour rénover le «musée». C’est en mettant l’argent de la ville, du département de la Charente-Maritime, de la région de Nouvelle-Aquitaine, de la France. Et par l’appui de la Mission Bern, du nom de l’animateur Stéphane Bern (que vous avez peut-être vu à la tivi, sur TV5), ladite mission subventionnant des projets de restauration d’édifices patrimoniaux, notamment grâce à des dons du public. Au total, c’est 13 millions d’euros qu’ont couté les rénovations! On peut prendre des photos pendant la visite, mais comme c'est une «petite» maison, on n'a pas le recul nécessaire pour que ça soit beau. Faque contentez-vous de ce que je vous montre... ou allez voir le site de la Maison Pierre-Loti!

Bon. Maintenant qu’on sait que ça été rénové… par où commencer pour parler du fêlé?

Pierre Loti, le voyageur. Julien Viaud est né à Rochefort en 1850. Issu de la classe moyenne, il va habiter la maison qu’on visite aujourd’hui avec ses parents, ses grands-mères, des tantes, sa sœur et son frère qui sont beaucoup plus âgés que lui, dans une maison bien «ordinaire». 

Quand son frère décède en mer, le Julien (qui a 15 ans) décide de s’engager aussi dans la marine pour sillonner le monde.

Pendant qu’il fait ses voyages professionnels, il se passionne pour l’écriture; pour lui qui ne lit jamais, c’est quand même étrange. Il publie ses romans sous le pseudonyme de Pierre Loti parce qu’un officier de la marine a un droit de réserve qui l’oblige à n’être «que» officier de la marine. Il publie donc des «cycles» de romans bretons, basques, japonais ou turcs, au gré de ses voyages et il se sert de sa maison de Rochefort pour faire des pièces dédiées à ces voyages. Ça a l’air d’une patente tellement disparate. Qu’est-ce que je dis, déjà? Ah oui: c’est pas parce que t’as de l’argent que t’as du gout. Parce qu’il en avait de l’argent. En fait, la famille a déjà fait faillite, ce qui avait marqué le petit Julien. Même si l’officier de marine n’a pas beaucoup d’argent (il est payé par le gouvernement!), il est rapidement responsable de sa famille, au décès de son père. Mais l’écrivain fait une fortune avec ses romans et réinvestit cet argent dans la maison.

Comme il ne veut pas modifier la maison familiale (il est attaché aux vieilles cochonneries de famille et aime collectionner le vieux stock), il achète la maison d’à côté pour la jumeler. C’est dans cette maison qu’il va créer des chambres thématiques: la chambre turque, la mosquée, la chambre japonaise… (qu'on n'arrive pas à prendre en photos, soit parce que c'est trop sombre, soit parce que c'est trop tassé!)






C'est la Mosquée...

Comme il tripe sur les thématiques, non seulement il aménage des pièces, mais en plus, il organise des fêtes costumées. L’histoire de la fête de Chine est mémorable: tout le gratin rochefortais (et bien au-delà: il était de bon ton de se faire voir chez Loti) s’était déguisé en Chinois. Le fils d’une amie (un petit Vietnamien!) est officiellement déguisé en impératrice de Chine et sera présenté à toute la galerie avec ses porteurs, et tous les invités devront aller se prosterner devant «elle», assise dans son trône, dans la salle chinoise. Complètement fêlé. Parce que tout le monde embarque.

La chambre chinoise, toute rouge

Comme la maison est un musée, il faut faire attention où on met les pieds et les mains parce qu’il ne faut vraiment rien toucher.

Pierre Loti, l’écrivain. Ben, je suis désolée, mais je n’en avais jamais entendu parler avant mon petit séjour à Rochefort l’année passée. Pis en plus, mon AirBnb était sur la rue Pierre-Loti, la rue importante du centre-ville. C’est dire la place qu’il occupe en ville. L’écrivain était vraiment important pour l’époque puisqu’il a été élu à l’Académie française (bon, pour ce que ça vaut…) en 1891, à 41 ans, ce qui est très jeune. Pis pensez-y un tipeu: il a été élu «contre» Émile Zola! Je ne connaissais aucun titre de Loti (j’en connais un tas de Zola – et je les ai lu!), alors j’en ai acheté un: Pêcheur d’Islande. Voici ce que dit la 4e de couverture: « Traduit en des dizaines de langues, paru en 1886 et accueilli avec ferveur, Pêcheur d’Islande est le plus célèbre des livres de Pierre Loti. » Eh ben bazwell. Je vous en reparlerai.

 

 

Un fêlé, je vous dis. La visite guidée (obligatoire) est vraiment nécessaire pour comprendre la vie de Julien Viaud et de Pierre Loti.  La maison est aujourd’hui monument historique de France.

jeudi 24 juillet 2025

Transport varié

Journée variée, côté transport.

Ce matin, Sylvie et moi, on a quitté notre hôtel à Bordeaux après trois nuits. Sylvie paquete ses affaires, moi aussi (mais dans un sac d’épicerie au lieu d’une valise – j’ai l’air d’une itinérante!). Après le déjeuner, on met le cap sur la gare St-Jean de Bordeaux en char où ou trouve à stationner sans trop de problème (presque un miracle après avoir tournaillé autour de la gare où tout est en refurbichement). C’est qu’on s’en va diner à Vélines. Vélines? Ouan, Vélines. À un peu plus d’une soixantaine de kilomètres de Bordeaux, là où vivent un peu plus de 1000 Vélinois et Vélinoises (selon le recensement de 2024!).

Si vous me suivez depuis quelques années, vous savez qu’Isabelle et Sylvain, les anciens propriétaires du restaurant Chez Carles, à La Rivière, ont déménagé et ouvert un nouveau restaurant il y a quelques années dans l’ancienne gare de Vélines. Pour Sylvain qui est fils de cheminot, c’était d’une logique implacable. J’y étais passée une première fois en avril 2023, entre l’Italie et Bordeaux, puis en mai 2024, lors de mon séjour professionnel à Rochefort. J’avais envie d’y revenir, d’autant plus qu’on a pris le train régional, le TER, pour y venir.



Pour Sylvie qui ne connaissait pas le train français, c’était une belle découverte. Vélines est à 45 minutes de train de Bordeaux, et comme le restaurant est dans l’ancienne gare, ben quand on débarque du train, le resto est drette là.

 

 

Encore une fois, j’ai été reçue comme une reine par Isabelle et Sylvain. Ils sont absolument adorables. Et Sylvie a eu un solide coup de cœur pour le petit resto (il y a une dizaine de tables à l’intérieur), sa terrasse dans le stationnement (avec une dizaine de tables). Et on a très bien bouffé! J’ai mangé un immense steak de thon (magnifique) et, comme dessert, un (autre) immense pavlova aux fruits… Isabelle a trouvé très drôle que j’aie eu envie d’une petite tassée d’eau chaude après le diner!

Après le diner, on a repris le train pour Bordeaux. On a récupéré les belongnignes de Sylvie dans le char et on a attendu son train. C’est que Sylvie part pour Toulouse où elle va rejoindre une vieille amie d’enfance qui y habite depuis longtemps. Elle était contente d’avoir pu jumeler les deux affaires: plusieurs jours de vacances à être hyper stimulée avec moi, et quelques jours chez son amie Danielle.

Alors, à la gare de Bordeaux (toujours aussi belle), j’ai salué Sylvie que je reverrai quelque part en aout, à mon retour au Québec.

Et là, c’est à mon tour de quitter Bordeaux. Je reprends ma petite Fiat 500 et je me garroche sur l’autoroute. Il est 16h30. J’ai une petite course à faire au château de la Rivière (c’est presque sur mon chemin) et je veux bien arriver à Rochefort pour le souper. Je commence à connaitre l’autoroute… c’est peut-être la 4e ou 5e fois que j’y circule! En tout cas, sur la pancarte, je trouvais ça quioute de constater que je connais toutes ces villes. Y’a des bouts de la France que je connais mieux, mettons. Si ça a longtemps été le Nord, depuis quelques années, c’est la Nouvelle-Aquitaine et la Loire! Je ne m’en plains pas pantoute!

Arrivée à Rochefort, je suis étonnée que les deux dames à l’accueil de l’hôtel n’aient aucune, mais aucune, idée s’il y a un autobus qui part de la gare et qui va au musée Pierre-Loti, au centre-ville. En fait, elles n’ont aucune idée s’il y a un autobus, point. Pas fort pour des femmes qui travaillent dans un hôtel… (ça avait été pareil à l’hôtel à Nantes, remarquez…) Laissez faire, je vais m’arranger avec mon char.

Je marche un peu dans une ville complètement déserte (mon hôtel IBIS est plutôt « loin » du centre-ville – que je connais – qui doit être plus animé). Je vais souper près du port et je retrouve, avec plaisir, les indications littéraires sur le mur d’un lycée, juste à côté. Je trouve ça drôle d’être capable de me repérer à Rochefort…


Alors, aujourd’hui, un peu de char en ville, un train de campagne, puis de l’autoroute…  Je retrouve ma solitude, mais ne craignez pas: je ne vais pas m’ennuyer dans les prochains jours!

D'heure en heure

8h, heure de Paris Je rêve qu’un camion recule avec le bipbip caractéristique quand bord de mer sur ma tablette se manifeste. Je suis mêlé...