Visite du château de Brissac en ce dimanche re-chaud. C’est que pendant les 30 dernières années de sa vie, mon papa a partagé sa vie avec Carole dans son château, rue de Brissac, à Anjou. Quand je vous disais, hier, que touttte est dans touttte, c’est pas une joke. Bon, y’avait Chertsey itou, mais ça, c’était loin d’être un château. Mais mon père aurait sans doute touttte haï de ce château, même si c’est un des plus beaux et des mieux conservés des châteaux de la Loire. C’est que c’est la famille de Brissac, des ducs et des duchesses, qui y habite depuis 1502, hormis, on s’en doute, un tiboutte pendant la Révolution. En tout cas, ils se vantent d’avoir le château le plus haut de France. On se vante de ce qu’on a envie de se vanter de. Mais c’est vrai qu’il fait quand même toujours ben 7 étages!
| C'est vraiment impressionnant! |
Le château, contrairement au shack de Chertsey, possède plus de 200 pièces et la famille de Brissac habite une dizaine de pièces au 3e étage. Mon père aurait tellement haï ça vivre dans un pareil monument historique… Tu peux pas changer une vis sans que tu te demandes si ça fite dans l’histoire du château. À moins que tu te sentes investi d’une mission de conservation bien sentie. Faque faudrait pas imaginer mon père tenter de rafistoler quelque réparation que ce soit. Je ne pense pas que les tye-wraps et le gros gris soient de mise dans un château.
| Ça prendrait une petite réparation ici. Ou mettre un cône? |
On visite une vingtaine de pièces sur trois étages. Certaines avec des tapestries. C’est une plaie.
Pis, quelle ne fut pas ma surprise de voir, sur la grande table de réception, les mêmes coupes en cristal d’Arques que j’ai chez moi! La preuve que je suis faite pour être riche! Eh que je suis quelqu’un, mouâ! J’avais rapporté ça de mon séjour lillois, en 1993. J’en avais aussi donné 12 à mon père. Moi, il m’en reste 11 (je pense qu’un échangiste en a brisé une, parce que je n’ai pas de souvenir d’en avoir pété), mais rue de Brissac, sont toutes pétées!
| Il y a une scène dans la salle à manger pour des petits concerts pendant les repas! |
Y’a aussi une pas si petite salle de concert. Plus grande que la scène et la salle du théâtre de la Huchette, là où on joue La Cantatrice chauve depuis 70 ans. C’est qu’une des duchesses avait un réel talent de cantatrice (pas chauve) et avait fait rénover une aile du château pour en faire cette petite salle en 1890. Ladite marquise de Brissac, née Jeanne Say, n’était pas non plus à court d’argent puisqu’elle était héritière de la dynastie Say, qui avait fait fortune dans le sucre (aujourd’hui Beghin-Say). Mais je pense qu’à l’époque, les gens devaient peser 82 livres parce que les fauteuils sont étrettes en tipépère pis y’a pas grand place pour les jambes. Ça m’a un peu fait penser à la salle du théâtre Fontaine à Paris où QW4RTZ s’était produit l’an passé. C’est que je sors à Périsse, moi!
Évidemment, c’est plein de salles de réception, de salles pour montrer des peintures des Brissac des siècles passés. On met ben ce qu’on peut pis qu’on veut sur les murs de nos maisons…
À la fin de la visite, ça se termine dans les caves du château avec une dégustation des trois rosés faits par le château. Ils font du rouge, mais on y goute pas! Faut acheter sur l’honneur. Mais on peut gouter aux trois rosés: un très sucré, un pas sucré pantoute (un peu roffe même) et un dans le milieu, tout à fait agréable. Pis à côté, le magasin… dont je ne suis pas ressortie les mains vides, allons donc, qu’est-ce que vous alliez croire. Pis sachez que le château a des chambres d’hôtes pis qu’il se réserve, si ça vous tente d’y organiser votre party de noces. J’ai pas demandé c’était combien, paredzempe.
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