mercredi 30 juillet 2025

Encore un peu de Nantes

C’est une tradition: je dois manger des boulettes IKEA quand je suis ailleurs. On avait commencé ça, Stéphanie et moi, en Nislande. Tout est tellement cher dans cette ile éloignée qu’on avait été vraiment surprises du prix vraiment peu élevé des boulettes au IKEA de Reykjavik. Depuis ce premier arrêt en 2016, on a fréquenté les boulettes de Bordeaux, Caen, Lille et les ceuzes du musée IKEA en Suède. Oui, oui. Alors, il fallait absolument que je revienne à Nantes pour aller manger mes traditionnelles boulettes.

Avez-vous vu la trâlée de monde qui attend pour
avoir ses boulettes?

Ouan. 4,47 euros pour 12 boulettes et leur gréement.

Rassurez-vous: c’est comme le McDo, ça goute la même affaire partout. Sauf qu’à voir le ratatiné des pois décongelés, j’ai passé outre. C’était quand ben même pas nécessaire de me mettre deux boules de pétates pilées.

 

Deux petites courses plus tard, je redébarque à Nantes. J’ai stationné ma tite Fiat 500 au hangar à bananes et j’ai pris le bus pour revenir jusqu’à la gare. Stationnement stratégique. Et que vois-je? Une nouvelle loi? Depuis le 1er juillet, il est désormais interdit de fumer en attendant l’autobus. C’est écrit sur le panneau qui annonce l’horaire du bus. Eh ben. Ça serait une mautadite bonne idée qu’ils interdisent aussi de fumer sur les terrasses des restaurants.

Un peu de gare. Je trouve ça beau, une gare. Et il y a plein d’histoires qui s’y écrivent sans le savoir. Qui est-il? Où va-t-elle? Qui laissent-ils derrière, sur le quai (n’oubliez pas de prononcer QUÈ, on est en France)? Vont-ils retrouver quelqu’un? Une personne va-t-elle les attendre sur l’autre quai? Fascinant, je vous dis.

Un peu de miroir d’eau. Je vous rappelle que Bordeaux en a un, et que Québec aussi, inspiré par çui de Bordeaux, rapport que les villes sont jumelles. C’est juste qu’à Bordeaux, comme à Nantes, le miroir sert à réfléchir de quoi de beau. À Québec, c’est sur la promenade Champlain, joliment rénovée, mais y’a rien à refléter. Ici, c’est le château des ducs de Bretagne qui se reflète dans le miroir. Et le tramway quand il passe (comme à Bordeaux! Mais qu’est-ce qu’attend Québec?)


Je m’émeus des enfants en caleçon qui courent dans 5 cm d’eau. Il ne fait pas particulièrement chaud, quelque chose comme 24, mais ces centimètres sont tellement invitants! Je les envie un peu. Je suis restée assise sur un banc à longuement les regarder.

Un peu de ville. J’ai marché un peu au hasard, revoyant des rues déjà vues ou pas. Je trouve ça beau, tout ce monde et toute cette architecture. C’est peut-être un peu gnaiseux, mais la rue Mont-Royal ou le Vieux-Montréal, ça m’intéresse peu. Peut-être parce que c’est chez nous? La France, c’est exotique…


L'ancienne usine des biscuits LU
L'Erdre, qui passe un bout «sous» Nantes.
J’allais prendre le tramway pour retourner à la gare quand j’ai vu, au coin de la rue, ces deux drapeaux.

 

Hein? De quesse? 

Ah ben bazwell. Le même resto que j’avais vu à Tours cet hiver alors que je n’avais pas faim pantoute. Là, je me suis dit que ça pourrait être un genre d’entrée. Il est 19h15, je commence à avoir faim et comme je veux manger au hagard à bananes, ça va aller vers 20h30 au mieux. Alors, j’ose.

C'est à cause de la poutine «Carey Price» que j'ai
fait le lien avec le resto de Tours.

 

Bon. Comment dire? Si c’est avec ça qu’ils pensent attirer le touriste dans la belle province, c’est un peu raté. Mais c’est quand même meilleur que certaines poutines mangées au Québec. Les frites étaient bonnes, la sauce pas assez salée et le fromage ne faisait plus skwik skwik parce que c’était clair qu’il avait été congelé pour traverser l’Atlantique. Mais à l’origine, c’était du vrai. Alors, dieu merci, il n’était pas fondu dans la poutine. Alors, oui, bel essai pour les Français qui ont osé. Mais la meilleure, on dira ce qu’on voudra, c’est chez nous. Je pourrai vous donner des adresses si vous en avez besoin.

Je reprends le bus 5, direction le Hangar à Bananes. Je souris chaque fois que la voix, dans le bus, dit: «vous êtes dans le bus numéro 5, en direction du hangar à bananes», avec l’accent chic français et les pauses dans le débit. Je trouve que ça jure! Ça s'appelle comme ça parce qu'au début du 20e siècle, une série d'entrepôts ont été construits pour faire murir les bananes importées de Guadeloupe, de Guinée et de Côte d'Ivoire. Dans les années 70, ça s'est arrêté. Mais avant de tout démolir, la ville a compris le potentiel de la place. Aujourd'hui, c'est rempli de restos, de salles d'expositions, il y a une jolie promenade au bord de la Loire qui longe la patente... et ça se construit autour, c'est épeurant.

Me revoici donc au bout de l’ile de Nantes, au dit hangar à bananes. Sylvie et moi, on était venues en plein jour… nais c’est définitivement le soir qu’il faut venir. C’est ça que je voulais venir voir, d’où mon stationnement stratégique ce midi. Pis en plus, le parking est gratisse à cause d’immenses travaux dans le coin. Il y a des restos dans chaque partie du long hangar et les ronds qu’on avait trouvé étranges s’allument, la noirceur venue. C’est aussi ça que je voulais voir.

Faque j’ai vu ce que je voulais voir, j’ai mangé ce que je voulais manger. Et je suis revenue dans mon Pornic à la noireté. C’est à peine 45 minutes de Nantes.

 


2 commentaires:

  1. Tu enviais les enfants ? Tu aurais voulu y aller en caneçon aussi hahaha …

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  2. Pour la poutine j’en ai mangé une avant hier a Pointe de L’Eglise en NE et beurk la tienne à l’air 100 fois meilleure que la mienne, sauce beige, frites congelées et morceaux de mozzarella . Et que dire du HD, grosse saucisse rouge dure.. degeulasse… Nicole G l’autre message c’est moi aussi

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